THE FIN
Dans son premier long-métrage, THE FIFTH THORACIC VERTEBRA, resté inédit en France, le Sud-coréen Park Syeyoung racontait comment un monstre tapi dans un vieux matelas moisi dévorait les vertèbres de ses victimes. Pour son deuxième, THE FIN, il ne s’est pas franchement calmé niveau singularité. Le pitch apparaît pourtant relativement classique : dans le futur, la Corée réunifiée vit sous la menace de radiations nucléaires, obligée de rationner l’eau. Des mutants, sur qui un aileron a poussé, les Omega, sont exploités par les autorités pour gérer les déchets. Sujin, nouvelle agente du gouvernement chargée de contrôler les Omega, se met à surveiller Mia, jeune femme dont elle trouve le comportement louche. Du côté du traitement, en revanche, Park Syeyoung pousse les potars, THE FIN flirtant avec le cinéma expérimental. Outre le fait que les enjeux narratifs apparaissent finalement plus diffus que ne le laisse supposer le synopsis, le récit se repose avant tout sur le talent indéniable de Park pour imposer une ambiance – notamment par l’image, avec ses filtres de couleur et son grain marqué. De l’arrière-boutique d’un cordonnier qui crée de faux pieds humains pour les mutants à la salle d’un club de pêche clandestin où l’on chante de vieux airs nostalgiques, on se laisse ainsi emporter et envoûter par cet objet de cinéma joliment bizarre et non identifié – imaginez BLADE RUNNER par Jia Zhang-ke.
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De : Park Syeyoung
Avec : Kim Pu-reum, Yeon Yeji, Jung Yeong-do, Goh-woo
Pays : Corée du Sud
Durée : 1h25
