SEULE LA VIE
Au rayon « la réalité semble parfois moins crédible que la fiction », SEULE LA VIE met le paquet sur le mélodrame et pourtant, tout est bien réel, tiré de l’autobiographie de Barbara Pachl-Eberhart intitulée « Vier minus drei », « Quatre moins trois ». Barbara est clown pour enfants malades. En rentrant du travail, elle apprend que son mari a eu un accident au passage à niveau. Il est mort sur le coup. Leurs deux enfants décèderont à l’hôpital. Ça doit arriver que certaines personnes perdent toute leur famille d’un coup. Le film propose de comprendre ce que ça fait, de la manière la plus sincère possible. Barbara devient un repoussoir, le symbole du pire qui peut vous frapper ; on projette sur elle le malheur et le désespoir quitte à l’y enfermer. « Faire son deuil » a-t-il encore du sens ? « Se reconstruire » ? La tenue du film, reposant sur la performance d’équilibriste de Valerie Pachner (UNE VIE CACHÉE) et un montage édifiant, permet de comprendre sans ménagement l’extrême solitude de son héroïne.
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De : Adrian Goiginger
Avec : Valerie Pachner, Robert Stadlober, Stefanie Reinsperger, Hanno Koffler
Pays : Allemagne / Autriche
Durée : 2h01
