COCOTTE

26/05/2026 - Par Aurélien Allin
Györgi Pálfi ne fait pas aussi fort qu’à ses débuts avec HIC et TAXIDERMIE mais signe une jolie fable animaliste et humaniste.

Une poule pond un œuf. Un poussin noir en émerge. Cocotte est née ! Bientôt, elle s’échappe du camion qui la menait à une mort certaine et trouve refuge chez un restaurateur dont le beau-fils organise un inhumain trafic. Le postulat mène tout d’abord le récit vers le film d’aventure mythologique, Cocotte en néo-Ulysse traversant les épreuves, avant de s’imposer en portrait de la cruauté des hommes – envers les animaux en premier lieu, et entre eux, ensuite – dont l’impact narratif et émotionnel varie. Lorsque COCOTTE s’intéresse aux humains, le récit flotte, bien que les sujets qu’il traite soient forts et essentiels ; lorsque la poule est au centre des attentions, le film vise juste, tant par sa mise en scène inventive au ras du sol que par son traitement entre le conte et le documentaire (on pense à GUNDA). Le résultat final n’a donc pas nécessairement la folie des films qui ont révélé Györgi Pálfi (HIC et TAXIDERMIE) mais il recèle de suffisamment de petits trésors pour sortir du lot.

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Sortie : 27.05.26
De : Györgi Pálfi
Avec : Yannis Kokiasmenos, Maria Diakopanayotou
Pays : Hongrie / Grèce
Durée : 1h37
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