Cannes 2026 : JIM QUEEN
Voir ce qu’on voit dans JIM QUEEN suffirait déjà à nous mettre le sourire. Il s’agit d’un film d’animation pour adultes, totalement cartoon, qui n’a peur de rien et surtout pas d’être politique. Oui merci, encore ! JIM QUEEN a en plus l’élégance d’être immédiatement fou et hilarant. Dans les vestiaires d’une salle de sport, des mecs surgonflés chantent à la gloire de leur pecs huilés et de leur puissance de mâle alpha gay. Comme si GLADIATOR rencontrait VICTOR VICTORIA. Tout ça avec l’énergie et le coup de crayon dingo du studio Bobbypills. En même temps, pour celles et ceux qui ont déjà croisé leur KASSOS, série d’animation pyromane, la surprise n’est pas totale. On y retrouve la même insolence, cette même façon de mélanger la rondeur Disney à l’exubérance du manga, tout ça avec un humour Hara Kiri qui ici fait des merveilles. Véritable plongée au cœur de la culture queer, JIM QUEEN utilise l’odyssée d’un influenceur bodybuildé et d’un jeune éphèbe romantique à la recherche d’un remède contre une maladie qui rendrait hétérosexuel pour raconter et rire de la diversité des identités. Des Bear aux Kiffeurs, le film explore la galaxie gay avec un humour loufoque aussi pédagogique que critique. Osé mais jamais gratuitement provocateur, le film entraîne tout le monde dans son univers dingo par ses personnages attachants, l’inventivité et la générosité de son animation. Un vrai film plaisir.
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De : Marco Nguyen et Nicolas Athane
Avec : les voix d’Alex Ramires, Jérémy Gillet, Shirley Souagnon
Pays : France
Durée : 1h20

