LA FILLE DU KONBINI
Avec ses longs plans fixes, sa lumière naturaliste et sa petite musique au piano, LA FILLE DU KONBINI a tous les attributs qu’on attendrait, un peu paresseusement, du film d’auteur japonais contemporain. Son intérêt réside ainsi moins dans son traitement esthétique que dans ses partis-pris narratifs. Nozomi, la vingtaine, travaille dans une supérette, après avoir quitté son boulot de cadre. Un jour, une ancienne amie du collège la reconnaît dans la boutique… Cette histoire nous est contée sans à-coups brutaux, avec une dramaturgie diffuse, en apparence inexistante, la réalisatrice assumant pleinement d’avoir opté pour la chronique et ce, dès la première scène in medias res. Lentement, le film convainc en laissant le spectateur décoder les non-dits et les quelques émotions verbalisées et accéder, en creux, au portrait d’une jeunesse nippone inquiète de l’avenir et étouffée par les vieux modèles. En questionnant ses choix de vie, Nozomi parviendra à une réponse simple, mais touchante.
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De : Yuho Ishibashi
Avec : Erika Karata, Haruka Imo, Oto Abe, Kazuma Ishibashi
Pays : Japon
Durée : 1h16
