L’ULTIME HÉRITIER

24/03/2026 - Par Aurélien Allin
Avec une idée qui aurait pu donner une satire bien acide et mordante sur les inégalités de ce monde, L’ULTIME HÉRITIER ne tisse qu’un récit attendu et sans éclat.

Par ici, Glenn Powell est un peu en odeur de sainteté – on aime sa virilité déconstruite et élégante, sa faconde texane tout en charme. Ce qui ne signifie pas pour autant que le garçon fait toujours les meilleurs choix. Ainsi s’avance L’ULTIME HÉRITIER dont le postulat réjouit sur le papier, tant il est matière à un portrait enragé du monde : parce que sa mère a été reniée lorsqu’elle est tombée enceinte, Becket Redfellow a grandi pauvre et orphelin, privé d’amour et de l’immense fortune qui lui est due. Mais le pactole lui reviendra le jour où la lignée aura perdu tous ses héritiers. Alors Becket décide de les éliminer. « C’est une tragédie », assure-t-il en préambule. Mais pas vraiment parce que L’ULTIME HÉRITIER ne sait pas quel ton adopter. Un peu féroce ou rigolo sans jamais oser aller réellement dans la satire, le film se fait un peu plus malicieux quand il floute la frontière entre Becket, héros de son histoire, et les milliardaires, ses ennemis désignés. Sauf que rien de très percutant ne ressort de ces questionnements moraux, le commentaire social restant même à la discrétion du spectateur. L’ULTIME HÉRITIER évite certes de tomber dans la petite tarantinade 90’s, mais se déploie sans aspérités et encore moins de surprise. Banal en somme, il ne tient finalement que grâce à la conviction de Powell, et au charmant duo qu’il forme avec la discrète mais toujours excellente Jessica Henwick.

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Sortie : 25.03.26
De : John Patton Ford
Avec : Glen Powell, Jessica Henwick, Margaret Qualley, Ed Harris
Pays : États-Unis
Durée : 1h45
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