L’ILLUSION DE YAKUSHIMA
Française, Corry officie au service transplantations de l’hôpital de Kobe, et partage sa vie avec Jin, photographe qu’elle a rencontré lors d’une balade en forêt. Les deux lignes de cette existence restent fermement parallèles. Or, l’une intéresse au final plus que l’autre. En effet, alors que la relation amoureuse qui unit Corry à Jin apparaît des plus classiques, presque stérile dramaturgiquement – la passion physique n’empêche pas le manque de communication, Corry semble s’investir plus que Jin, il est libre elle est guindée, etc. –, son travail, lui, captive. Outre le flou assez fascinant entre fiction et documentaire qu’opère Naomi Kawase dans ce pan de l’histoire, on y découvre des différences culturelles ou légales passionnantes entre le Japon et l’Europe sur la manière d’aborder la mort, ainsi que des fragments d’histoires humaines souvent déchirantes. Là, L’ILLUSION DE YAKUSHIMA convainc sans réserve, dans ce qui est peut-être ce que la cinéaste a fait de mieux depuis LA FORÊT DE MOGARI.
Partagez cette chronique sur :
De : Naomi Kawase
Avec : Vicky Krieps, Kan’ichiro Sato, Kazuki Kitamura, Misaki Nakano
Pays : Japon / France
Durée : 2h02
