LEVITICUS

07/10/2026 - Par Rose Piccini
Nouveau titre dans l’offre continue de films d’horreur plus ou moins novateurs, l’Australien LEVITICUS, efficace, conceptuel, conscient.

L’Australie est souvent stigmatisée comme un territoire viril(iste), son cinéma comme un cinéma survivaliste et violent et le réalisateur local Adrian Chiarella, ancien stagiaire de Baz Luhrmann (parfait contre-exemple de cette caricature), sait parfaitement en jouer. Après un intrigant prologue d’onanisme sanglant, son LEVITICUS enquille sur deux jeunes hommes dans un hangar désaffecté, un face-à-face avec un serpent puis un concours de force un peu idiot. Le tout dégénère en bagarre, des gestes de violence qui mutent en geste d’amour. Les voilà qui s’embrassent. Dans leur patelin rétrograde et pieux, l’homosexualité doit être tue. Quand l’un des deux dénonce l’autre par jalousie, le jugement de la communauté et les rites religieux de l’église transforment leur sexualité en cauchemar. Chacun voit son amoureux devenir son bourreau, dont les exactions sont invisibles aux yeux des autres. Elles sont pourtant bien réelles. Le désir se transforme en malédiction, comme une thérapie de conversion d’une barbarie sans nom. Le dispositif, très proche de celui d’IT FOLLOWS, n’est pas très novateur mais révèle la maîtrise de son réalisateur. Il repose très peu sur les effets spéciaux mais plutôt sur l’intelligence de la mise en scène – ce que le cadre doit cacher et le mouvement révéler. Un premier long-métrage brillant à rajouter à la longue liste des succès du cinéma d’horreur actuel.

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Sortie : 07.10.26
De : Adrian Chiarella
Avec : Joe Bird, Stacy Clausen, Mia Wasikowska, Jeremy Blewitt
Pays : Australie
Durée : 1h28
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