SHAM
Une mère et son fils accusent un instituteur de mauvais traitements. Lui assure qu’il n’en est rien. À partir du même postulat que L’INNOCENCE de Kore-eda et un récit à la RASHOMON, Takashi Miike raconte cette histoire inspirée de faits réels avec une forme sage et classique. Si ce parti-pris en fait un très efficace procedural qui se suit avec intérêt, les divers points de vue sombrent dans un manichéisme parfois hasardeux. Ainsi, alors que Miike a souvent soutenu la marge et les opprimés (par exemple AUDITION, charge contre le patriarcat), il est étrange de le voir ici raconter une histoire qui, par certains aspects, pourrait servir à contredire l’idée qu’il est vital d’écouter les victimes dans le but de faire passer la justice – « Que des gens y croient, ça en fait une vérité ? », interroge le professeur. Heureusement, apparaît là le pan le plus captivant et complexe : ce que l’affaire raconte de la culture nippone de l’excuse et de la contrition, véritable ver dans le fruit de toute quête de vérité et d’équité.
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De : Takashi Miike
Avec : Go Ayano, Ko Shibasaki, Kaoru Kobayashi, Fumino Kimura
Pays : Japon
Durée : 2h09

