LUPIN THE IIIRD : LA LIGNÉE IMMORTELLE

24/03/2026 - Par Justin Kwedi
LUPIN THE IIIRD : LA LIGNÉE IMMORTELLE est une preuve de la persistance de ce mythe de l’animation japonaise, ici sous un jour plus vulnérable.

Lupin III revient dans une nouvelle aventure au cœur du « run » que lui consacre le génie de l’animation Takeshi Koike. LA LIGNÉE IMMORTELLE est le quatrième du cycle, après des opus ayant effectué une passionnante mise à nu des acolytes de Lupin le temps d’odyssées individuelles. Notre héros est à nouveau ici au centre de l’intrigue, dans cette même démarche de déconstruction de ses éléments fondateurs. L’atmosphère cauchemardesque d’une île fait office de purgatoire plaçant Lupin face à ses contradictions de justicier et de malfrat. Perdant de sa nonchalance narquoise face à une menace qui le dépasse, il est piégé dans un univers baroque, oppressant, dont les décors et la colorimétrie oscillent entre les enfers mythologiques et l’épure virtuelle. Le film souffre de la continuité voulue avec les trois précédents opus de Koike, mais une fois lancée, la proposition renouvelle LUPIN III dans le fond et la forme, par la violence décomplexée ou le chara-design plus adulte revenant aux sources hard-boiled du personnage. Koike, fan de la première heure, amène cette âpreté en troquant en quelque sorte la touche de conte lumineux du CHÂTEAU DE CAGLIOSTRO (dans lequel Miyazaki sortait déjà Lupin de sa zone de confort) contre une introspection sombre et torturée rappelant la refonte du personnage de James Bond sous Daniel Craig – la noyade, mort et renaissance, n’étant pas sans rappeler celle de SKYFALL.

Partagez cette chronique sur :
Sortie : 25.03.26
De : Takeshi Koike
Pays : Japon
Durée : 1h32
Partagez cette chronique sur :

Découvrez nos abonnements

En formule 1 an ou en formule 6 mois, recevez Cinemateaser chez vous !