L’ÎLE DES SOUVENIRS
Lorsque Jo et Raïssa se rencontrent au collège, c’est le coup de foudre amical. Jo est aussi spontanée et intense que Raïssa est réfléchie et calme. Parfaitement complémentaires, elles traversent l’adolescence et les années 90, avec pour boussole la mythologie philippine et les films de Schwarzie. Mais alors que la fin du lycée annonce leur séparation, les deux amies sont propulsées sur l’île fantastique de Nakali où elles se réveillent incapables de se souvenir des dernières 12h. Difficile en réalité de résumer L’ÎLE DES SOUVENIRS du tandem Joel Crawford et Januel P. Mercado, tant les péripéties s’enchaînent avec fluidité dans cet émouvant VERY BAD TRIP adolescent. 2D, 3D, anime : les styles visuels s’hybrident dans un maelström de couleurs saturées, confirmant leur maestria graphique déjà saluée sur LE CHAT POTTÉ 2. Nourri par le cinéma de John Hughes et l’esprit Amblin des années 80 et 90, le long-métrage en extrait la substantifique moelle, tout en réparant une grande injustice. Si FERRIS BUELLER ou LES GOONIES réservaient les aventures initiatiques aux garçons, le film célèbre une amitié féminine vivante, loin des stéréotypes. Mais la plus grande réussite de cette odyssée réside dans sa singularité, portée par un folklore philippin généreux et une sincérité désarmante. Une magnifique respiration dans un paysage saturé de suites et de reboots à la chaîne.
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De : Joel Crawford et Januel P. Mercado
Pays : États-Unis
Durée : 1h38
