MARIE MADELEINE
Passé inaperçu dans la sélection pléthorique de Cannes et dans la très fourre-tout catégorie Cannes Première, MARIE MADELEINE a pourtant la singularité des films tournés dans des territoires peu racontés. Ici Haïti, plus particulièrement Jacmel, où les filles d’un bordel voient une Église se construire de l’autre côté de la rue. Marie Madeleine, prostituée, fascine Joseph, évangéliste dont la foi sera fragilisée par cette rencontre incendiaire. La réussite du film tient à cette ambiance fiévreuse voyant s’affronter l’érotisme d’atmosphère, impur, et la dévotion religieuse. De ces plans colorés, chaleureux, opulents, se dégage une grande fureur. Son récit est fragile, parfois redondant ; le parcours de Joseph est, lui, difficile à appréhender. Si le film marie si bien le spirituel et le charnel, l’histoire, elle, et la manière dont Gessica Généus la raconte auraient mérité d’être plus terriennes et moins éthérées. Reste des fulgurances de mise en scène qui rendent l’expérience de cinéma intense.
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De : Gessica Généus
Avec : Gessica Généus, Béonard Monteau, Edouard Baptiste, Melissa Mildort
Pays : Haïti / France
Durée : 1h44
