ANDRÉ IS AN IDIOT
C’est une figure sympathique qu’on ne connaissait pas : André Ricciardi, un sens de l’humour imparable, des punchlines sur le bout de la langue, des idées, des concepts, des slogans qui l’ont amené à faire carrière dans la pub. Avec ce look d’ado californien, il n’aurait pas dépareillé aux côtés de Johnny Knoxville et Steve O. Si on parle de lui au passé, c’est qu’André s’est raté. Quand son meilleur ami lui a proposé de faire leur coloscopie ensemble, celui qui n’avait pas de limite n’a pas osé franchir celle-là. Deux ans après, on lui diagnostiquait un cancer colorectal de stade 4. Il assume face caméra. Sa maladie et, il s’en doute un peu, son agonie, il les documentera par l’image, pour que ce qui n’a pas de sens serve de leçon à d’autres. Le film l’accompagne, comme une deuxième épouse ou un second thérapeute, dans sa résistance par l’humour. Dur quand le voile de la pudeur tombe, ANDRÉ IS AN IDIOT nous apprend surtout qu’André était un grand homme qu’on a été ravi de rencontrer.
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De : Anthony Benna
Pays : États-Unis
Durée : 1h27
