Dinard 2026 : SKINTOWN
SKINTOWN contient tous les ingrédients de la chronique de jeunesse britannique douce-amère : ennui provincial dont on souhaite s’extirper, échappée opiacée et festive, désœuvrement familial. Une touche de soufre s’ajoute cependant à ces éléments avec le contexte de l’Irlande du Nord divisée et sous occupation anglaise en 1994. Le héros Vinny (Jack Rowan) par une voix-off désabusée nous abreuve des acronymes de différentes factions politiques et religieuses qui s’opposent dans toutes les strates d’un quotidien pouvant l’exposer à un attentat, une agression pour un nom de famille sonnant trop catholique, ou de croiser des soldats anglais surarmés en faction. Kieron J. Walsh raconte tout cela de manière ludique dans les pérégrinations de Vinny et de son meilleur ami Jonty (Chris Walley), et semble leur offrir une porte de sortie le temps d’une folle nuit dont les débordements raviveront les souvenirs de TRAINSPOTTING. Le film gagne cependant une profondeur inattendue après un rebondissement majeur, dont les conséquences révèlent la vraie volonté de cette jeunesse irlandaise. La fuite est tout simplement le seul moyen de vivre, même si SKINTOWN se conclut au moment des accords de cessez-le-feu du 31 août 1994. Une belle ode à la vie, la jeunesse et la fraternité, constitué d’une superbe bande-son 90’s anglaise (Jesus and Mary Chain, Happy Mondays, Prodigy, Carl Cox qui fait même une apparition lors d’une scène de rave) qui contribue au plaisir d’ensemble.
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De : Kieron J. Walsh
Avec : Jack Rowan, Chris Walley, Jamie-Lee O’Donnell, Hope Ikpoku Jr.
Pays : Irlande / Royaume-Uni
Durée : 1h39
