BUTTERFLY JAM
Loin de TESNOTA et UNE GRANDE FILLE, Kantemir Balagov propose avec BUTTERFLY JAM un cinéma moins raide, plus sentimental – à défaut d’être plus rond. Cette plongée dans le quotidien d’une famille de russes tcherkesses émigrés dans le New Jersey, dont le père (Barry Keoghan) est cuisinier dans le diner de sa sœur (Riley Keough) et le fils (le débutant Talha Akdogan, excellent) est champion de lutte gréco-romaine, a quelque chose du James Gray de LITTLE ODESSA, sans toutefois en avoir l’ampleur et la rigueur dramaturgique. C’est un peu tout le souci du film : s’il aurait peut-être bizarrement gagné à être une fresque de trois heures, il peine à imposer ses enjeux, erre trop longtemps et trop loin de son but, à savoir explorer les névroses de la masculinité. Lorsqu’il y arrive enfin, dans sa dernière demie heure, il trouve son rythme et son impact émotionnel. C’est un peu tard, certes. Mais cela permet au moins d’imprimer plutôt durablement ses quelques vrais beaux moments dans nos mémoires.
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De : Kantemir Balagov
Avec : Barry Keoghan, Talha Akdogan, Riley Keough, Harry Melling
Pays : France / États-Unis
Durée : 1h37
