THE FURIOUS
La bonne tatane est un art qui, fût un temps lointain, pouvait souvent s’apprécier en très grand, en salles – même si, ne recouvrons pas tout d’un voile de nostalgie romantique, on en voyait aussi beaucoup en VHS. Ces dernières années, la baston est malheureusement souvent restée cantonnée aux plateformes de streaming, des spectacles indonésiens pour initiés de Timo Tjahjanto aux actioners plus mainstream avec Jason Statham. Saluons donc l’arrivée au cinéma de THE FURIOUS, production hongkongaise réalisée par le Japonais Kenji Tanigaki, chorégraphe d’action et coordinateur de cascades reconnu, notamment pour avoir travaillé au côté de Donnie Yen sur SPL ou FLASH POINT. « Quelque part en Asie du sud-est », une journaliste enquête sur des enlèvements d’enfants avant de disparaître. Une poignée de mois plus tard, Wang Wei, homme à tout faire muet, voit sa fille être kidnappée. En tentant de la retrouver, il rencontre Navin, époux de la journaliste disparue. Ensemble, ils n’ont plus qu’une idée en tête : remonter le réseau. On ne va pas se mentir, « remonter le réseau » est un euphémisme pour « tataner tout ce qui passe » avec une inventivité et une virtuosité de chaque instant, dans des séquences de close combat d’une brutalité sans nom, le plus souvent sur de gros riffs de guitares électriques. Et tant pis si, comme débordé par sa générosité évidente, THE FURIOUS peine parfois à s’arrêter à temps.
Partagez cette chronique sur :
De : Kenji Tanigaki
Avec : Xie Miao, Joe Taslim, Yayan Ruhian
Pays : Hong Kong
Durée : 1h53

