LE GARÇON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES

02/06/2026 - Par Aurélien Allin
Dans les montagnes macédoniennes, le refus d’un garçon de 15 ans de répondre aux diktats sociétaux et familiaux. Un premier film lumineux et gorgé de vie.

Si d’aucuns pensaient qu’une vie difficile devait forcément être retranscrite à l’écran avec misérabilisme, entre grisaille esthétique et pathos narratif, Georgi Unkovski n’a pas eu le mémo. Son personnage-titre, Ahmet, 15 ans, vit seul avec son père et son petit frère depuis la mort de la mère. Son paternel le force à quitter l’école pour bosser avec les brebis mais lui ne rêve que de musique, d’autant qu’il est amoureux d’Aya, jeune fille fana de danse que l’on va bientôt marier avec un type plus âgé. Comment, avec une telle histoire, LE GARÇON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES rayonne-t-il autant ? Tout simplement parce que son réalisateur, à l’image de ses personnages, se refuse à tout fatalisme. Ainsi baigne-t-il son film dans la lumière et les couleurs vives, capture les sourires et les regards transis, insuffle sans cesse de la vie dans sa mise en images, et forge des relations touchantes et authentiques entre Ahmet et Aya, mais aussi entre le garçon et son petit frère, muet depuis la mort de leur maman. Avec la musique en élément essentiel du récit, comme si elle émanait du cœur-même d’Ahmet, LE GARÇON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES l’érige, avec sa compagne la danse, en outil de rébellion contre les carcans sociétaux et religieux. Avec, à la clé, quelques scènes mémorables (un spectacle qui scandalise, un baiser sous un feu d’artifice) qui consacrent le charme de ce film défiant les normes.

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Sortie : 03.06.26
De : Georgi M. Unkovski
Avec : Arif Jakup, Dora Akan Zlatanova, Agush Agushev, Aksel Mehmet
Pays : Macédoine
Durée : 1h39
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