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VERS UN PAYS INCONNU

11/03/2025 - Par Aurélien Allin
Deux réfugiés palestiniens font tout pour survivre dans les rues d’Athènes. La mécanique du récit est parfois appuyée, mais ne manque pas de force.

VERS UN PAYS INCONNU s’ouvre sur une citation du penseur palestino-américain Edward Saïd : « Le destin des Palestiniens est de ne pas finir sur leurs terres d’origine mais plutôt dans un endroit inattendu et lointain ». Mahdi Fleifel, lui-même d’origine palestinienne, va s’employer à illustrer le propos de Saïd, jusqu’à mener la réflexion vers un territoire plus métaphorique : cet « endroit inattendu et lointain » n’est pas forcément un territoire physique. Chatila et Reda, réfugiés à Athènes, vivent de petits larcins, espérant se payer un passeport qui les mènera en Allemagne. Mus par l’énergie du désespoir, unis par une relation heurtée mais touchante rappelant « Des souris et des hommes » de Steinbeck, ils tentent d’échapper à la misère, au sort de ceux qui émigrent « en suffoquant dans un camion ». La caméra, énergique et naturaliste, ne manque pour autant jamais de romanesque et suit tout ce qu’ils ont à faire pour survivre : du larcin on passe à l’arnaque plus sophistiquée, puis à la violence, les faibles usant des faibles. Le cinéaste assène ainsi la déshumanisation forcée, consciente de ses personnages – n’est-il pas là aussi, cet « endroit inattendu et lointain » ? Si le film se révèle un peu trop long pour éviter la redondance, celle-ci n’a rien de l’acharnement d’un cinéaste en quête de pathos. Il s’agit juste d’un regard, certes appuyé, mais frontal sur une réalité indicible.

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Sortie : 12.03.25
Réalisateur : Mahdi Fleifel
Avec : Mahmood Bakri, Aram Sabbah, Mohammad Alsurafa, Angeliki Papoulia
Pays : France / Allemagne / Danemark
Durée : 1h45
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